04/04/2026

Taiwan Today

Taiwan aujourd'hui

A Pingtung, une arche de Noé tropicale

01/05/2010
Li Chia-wei pose avec un magnifique plant de Begonia goegoensis en provenance de Sumatra. Sous sa supervision, le Conservatoire botanique Cecilia Koo, à Pingtung, dans le sud de l’île, ambitionne de rassembler quelque 25 000 espèces de plantes tropicales.
Sur environ 300 000 espèces de plantes vasculaires identifiées à travers la planète, 103 (dont le riz, le blé, les haricots et le maïs) fournissent à l’homme plus de 90% de ses calories. Une dizaine de milliers d’autres plantes sont également utilisées dans l’alimentation et la médecine. Le monde végétal est aussi une source essentielle en matériaux de construction, fibres textiles, caoutchouc et biocarburants. Poumon de la terre, les plantes absorbent le dioxyde de carbone et rejettent dans l’air l’oxygène qui nous fait vivre. Elles agrémentent aussi notre quotidien et sont un baume pour l’âme humaine.

Il aura pourtant fallu attendre les années 80, avec par exemple les travaux du biologiste et entomologiste de Harvard Edward Wilson, pour que soit exploré le concept de biodiversité. Peter Raven, le président des Jardins botaniques du Missouri, aux Etats-Unis, fait partie de ceux qui tirent la sonnette d’alarme : la pollution, le changement climatique, les espèces envahissantes, la surexploitation des ressources naturelles et les dégradations que l’homme fait subir à l’environnement n’ont pas seulement entraîné l’extinction ou la quasi-disparition de nombreuses espèces végétales : ces phénomènes pourraient contribuer à une sixième extinction de masse sur notre planète.

« On estime que d’ici 2050, un quart des plantes existant dans le monde aujourd’hui auront peut-être disparu, et si rien n’est fait pour enrayer le processus, deux tiers des espèces végétales risquent l’extinction d’ici la fin du siècle », dit d’un air préoccupé Li Chia-wei [李家維], professeur de sciences de la vie à l’Université nationale Tsing Hua, à Hsinchu. Les espèces disparaissent à une vitesse phénoménale, et nous risquons de perdre à tout jamais des ressources capitales pour la lutte contre certaines maladies comme le cancer et le sida.

Plusieurs pays tentent de sauver ce qui peut l’être. Il y a par exemple le projet de Banque de graines du Millenium lancé par le Kew Gardens de Londres en 2000 et dont la collection représentait fin 2009 un peu moins d’un dixième de l’ensemble des plantes connues, soit environ 25 000 espèces. Les semences sont conservées à basse température dans un environnement dont le niveau hygrométrique est contrôlé. En 2007, en Norvège, a été inaugurée la Banque mondiale de semences du Svalbard (une région connue en France sous le nom de Spitzberg), une grotte artificielle creusée dans le permafrost et où il sera possible d’entreposer jusqu’à 4,5 millions de graines, l’objectif étant là aussi de préserver la biodiversité mondiale.

Sauver nos trésors les plus précieux

Du fait de l’activité humaine (exploitation des forêts et des terres arables, activités minières, etc.), les forêts primaires disparaissent au rythme de 10 fois la surface de Taiwan chaque année. Ceci a évidemment un impact sur la biodiversité en accélérant l’extinction des espèces, et la complexité de l’écosystème des forêts primaires fait qu’il est quasiment impossible de le récréer une fois détruit, même en reboisant.

Plus de 60% des plantes mondiales poussent dans les forêts tropicales, et leurs graines ne se conservent pas bien à basse température et basse humidité. Par exemple, de nombreuses graines de la famille des palmiers pourrissent en un mois, voire quelques jours, après être tombées au sol si elles ne germent pas. C’est la raison pour laquelle Li Chia-wei pense que la seule option pour la conservation des plantes tropicales est de développer des jardins botaniques dans leur habitat naturel.

 

La situation géographique de Taiwan et la richesse de sa végétation en font une terre d’élection pour un sanctuaire de la flore tropicale. (HUANG CHUNG-HSIN / TAIWAN REVIEW)

L’île de Taiwan est située à cheval entre les zones tropicale et subtropicale, ce qui en fait une terre d’élection pour la création d’un sanctuaire des plantes tropicales, raisonne Li Chia-wei dès 2005. Il tente alors de trouver des financements publics pour une telle structure, mais les choses n’avanceront finalement qu’avec l’aide du secteur privé. Se mettant en quête de spécialistes et de bailleurs de fonds, il rencontre alors un formidable enthousiasme parmi ses interlocuteurs, et ce malgré le caractère non lucratif de son projet. En 2006, il obtient le soutien ferme de Leslie Koo [辜成允], président de Taiwan Cement et fils de l’homme d’affaires Koo Chen-fu [辜振甫], décédé en 2002, qui fut dans les années 90 l’un des artisans de l’ouverture des négociations avec la Chine. Au mois de janvier de l’année suivante, le conseil d’administration de cette société réserve un terrain de 20 ha à Gaoshu, dans le district de Pingtung, sur lequel construire un conservatoire botanique. Un budget de 100 millions de dollars taiwanais est voté pour couvrir les frais de développement du centre sur les cinq années suivantes. Li Chia-wei est nommé directeur du conservatoire, auquel est donné le nom de Cecilia Koo [辜嚴倬雲], la mère de Leslie Koo.

Tout Taiwan

Gaoshu se situe dans une région arrosée par les moussons. La température moyenne annuelle est de 28°C, le thermomètre descendant rarement en dessous de 15°C, et les précipitations sont d’environ 2 500 mm par an, ce qui fait de la région un site idéal pour la croissance des plantes tropicales. Dans un premier temps, le centre se concentre sur 12 familles importantes : Orchidacées (orchidées), Zingiberacées (gingembre et autres épices), Musacées (bananes et plantains), Héliconiacées (oiseaux de paradis), Marantacées (arrowroot), Arécacées (palmiers), Aracées (arum) Broméliacées (ananas), Théacées (théiers), Asclépiadacées, Gesnériacées et Ptéridophytes (fougères). En 2008, les Bégoniacées et les plantes succulentes sont ajoutées à cette liste.

Bien que l’Institut de recherche sur la forêt de Taiwan (TFRI), le musée national des Sciences naturelles (NMNS) et le Parc national de Kenting possèdent quantité de plantes tropicales, note Li Chia-wei, ces trois institutions mettent l’accent sur l’édification des visiteurs. Par contraste, la principale mission du centre de Gaoshu est la conservation des espèces.

En mars 2007, alors que le jour de la pose de la première pierre approche, le botaniste multiplie les visites, se rendant au TFRI, au NMNS, à l’Institut de recherche sur la banane de Taiwan (TBRI) et chez des collectionneurs de plantes privés, à la recherche de dons de graines ou de plantes. Partout son projet est accueilli avec enthousiasme. La branche de Hengchun du TFRI donne 50 précieuses espèces d’arbres, le NMNS 126 palmiers d’une centaine d’espèces différentes, le TBRI des spécimens de toutes les espèces de bananiers qu’il possède, soit 228, le centre de recherche et d’expansion agricole du district de Kaohsiung offre des Zingibéracées, et la branche de Chiayi du centre de recherche et d’expansion agricole du district de Tainan quelques Rutacées (la famille du citronnier).

« Il y a tant de chercheurs taiwanais qui sont actifs dans les enquêtes sur le terrain et la recherche en biologie », dit Li Chia-wei. Par exemple, sur environ 1 600 espèces de bégonias, 30 ont été décrites pour la première fois par Peng Ching-I [彭鏡毅], du Centre de recherche sur la biodiversité de l’Academia Sinica. Dans les serres du chercheur poussent plus de 300 espèces rares de bégonias, qu’il a collectées lui-même pour la plupart, à Taiwan, en Chine et en Asie du Sud-Est. Le processus de transplantation au centre a commencé en octobre 2009 et vient de s’achever.

 

Une des 6 000 espèces d’orchidées préservées au centre de Gaoshu. (HUANG CHUNG-HSIN / TAIWAN REVIEW)

Durant cette période préparatoire, les consultants visitent aussi plus de 150 centres botaniques à travers le monde, qui promettent eux aussi leur aide. En janvier 2008, moins d’un an après le début des travaux, le centre a déjà rassemblé la collection la plus diversifiée de l’île.

Le jour de l’inauguration, plusieurs plantes rares sont exposées, comme Vanoverberghia sasakiana, qui appartient à la famille du gingembre originaire de l’île des Orchidées, au large de la côte sud-est de Taiwan, et dont on ne connaît l’existence que depuis 2000 ; les orchidées endémiques Saccolabiopsis wulaokenensis et Bulbophyllum fimbriperianthium, décrites pour la première fois en 2006 par Lin Wei-ming [林維明], consultant du centre de Gaoshu, et Lin Tsan-piao [林讚標], professeur de l’Université nationale de Taiwan ; Pyrenaria buisanensis, une espèce endémique de théier identifiée en 1918 mais qui ne fut plus revue avant 2004 ; et un des 50 spécimens restants d’Archangiopteris itoi, une espèce endémique.

Les atouts et les inconvénients de l’insularité

Le conservatoire botanique Cecilia Koo comprend aujourd’hui huit serres équipées d’écrans permettant de contrôler l’intensité lumineuse, un système de brumisateur par osmose inverse pour réguler l’hygrométrie et la température, une serre avec mur d’eau réservée aux orchidées, aux fougères et aux bégonias, et un système de murs d’eau et de ventilation permettant de réduire de 6°C les températures estivales.

Li Chia-wei a dans son équipe quatre directeurs de collection qui ont rassemblé des espèces en commençant par Taiwan puis en parcourant en long et en large la Chine, l’Asie du Sud-Est, les Amériques, l’Australie et l’Afrique. Ils ont planifié le développement des collections sur 20 ans avec pour objectif de préserver au moins 25 000 espèces de plantes tropicales. Au début de l’année, le centre en avait collecté 12 179, dont 5 972 espèces d’orchidées, 886 de fougères et 1 319 de Broméliacées. Début avril, la moitié de l’objectif de départ était atteint, avec un total de 13 091 espèces.

Les Taiwanais adorent les orchidées. C’est d’ailleurs la famille de plantes à fleurs la plus diverse qui soit, et elles sont au zénith de l’évolution. La plupart viennent des régions tropicales d’Asie, d’Afrique, d’Australie et d’Amérique latine.

 

Blossfeldia liliputana, un cactus d’Amérique du Sud.

Wang Yifu [王義富], qui dirige la collection d’orchidées, explique que le conservatoire dispose pour l’instant d’exemplaires d’espèces endémiques de Taiwan comme Haraella retrocalla, Saccolabiopsis wulaokenensis et Bulbophyllum fimbriperianthium, ainsi que la très rare Phaius takeoi. Les espèces rares venant d’outre-mer incluent Phalaenopsis gigantea, qui croît dans les forêts de Java, en Indonésie, ou de Sabah, en Malaisie, et qui, avec ses feuilles pouvant atteindre 90 cm de long, est la plus grande orchidée papillon. Il y a aussi Phalaenopsis appendiculata, la plus petite orchidée papillon, qui vient de Malaisie et qui n’a été transplantée avec succès que deux fois.

Malgré ces débuts plus que prometteurs, Li Chia-wei ne cache pas son inquiétude. « Ces trésors qui étaient naguère répandus dans les forêts tropicales primaires sont aujourd’hui comme des prisonniers, isolés les uns des autres. Ces plantations sont peut-être notre seul espoir pour une restauration de la diversité de la vie sauvage, mais le jour où cela sera possible est bien éloigné. L’appétit des humains est malheureusement insatiable. »

Chronique d’une mort annoncée

En fait, le centre a déjà commencé à essayer de réintroduire des espèces dans leur habitat naturel.

Taiwan abrite 4 100 espèces de plantes indigènes, dont au moins 1 069 ne se trouvent qu’ici, mais nombre d’entre elles sont en voie d’extinction. Par exemple, Gentiana tentyoensis, qui pousse dans les montagnes de Hualien, n’est plus représentée dans la nature que par une petite centaine de spécimens, et il ne reste plus dans son habitat naturel qu’une cinquantaine de pieds de Pteris wulaiensis, une fougère originaire des montagnes de Wulai, dans le district de Taipei. Outre celles pour lesquelles on craint une disparition prochaine en se basant sur des décomptes précis, il reste de nombreuses espèces qui ont été vues mais pas encore documentées et qui risquent de s’évanouir sans qu’on ait même pu les étudier.

Taiwan a adopté une Loi de conservation de la vie sauvage, mais malheureusement ce texte ne s’intéresse qu’aux animaux, ignorant totalement la flore locale. En pratique, il est évidemment difficile d’empêcher les gens de cueillir des plantes, mais la cueillette sauvage n’est pas la menace la plus importante : ce sont les catastrophes naturelles qui entraînent souvent la disparition de certaines plantes rares en détruisant leur habitat naturel.

En août 2008, Wang Yifu effectuait une recherche sur le terrain sur les pentes de Beidawushan, à une élévation de 700 à 800 m, lorsqu’il est tombé par hasard sur une orchidée qu’il n’avait jamais vue et dont les fleurs rouge écarlate réfléchissaient les rayons du soleil. Après examen par des spécialistes taiwanais et d’outre-mer, il a été confirmé qu’il s’agissait d’une nouvelle espèce. Elle a été baptisée Cheirostylis rubrifolius. Mais avant même que la découverte puisse être publiée, l’habitat naturel de cette plante a été emporté par les glissements de terrain catastrophiques engendrés par le typhon Morakot en août dernier. Seuls les deux spécimens prélevés pour étude restent : les vingts de pieds de cette orchidée qui avaient été observés par Wang Yifu in situ ont disparu.

 

Les serres de Gaoshu sont d’une richesse et d’une diversité telles qu’elles sont aussi fascinantes pour un public ordinaire que pour les botanistes.

Adiantum meishanianum semble avoir elle aussi avoir été décimée par Morakot. Cette fougère avait été découverte en 1983 à Meishan, une commune de Taoyuan dans le district de Kaohsiung, par Wang Bi-zhao [王必昭], un botaniste amateur. La reconnaissance de cette nouvelle espèce par le bureau des Forêts avait dû attendre mars 2008, après la publication d’un article scientifique signé par un de ses chercheurs, Chiou Wen-liang [邱文良].

Les spores des fougères volent au vent et peuvent donc se disséminer sur de longues distances. Mais depuis la découverte d’Adiantum meishanianum, il y a plus de 25 ans, aucun plant de cette espèce n’a été observée en dehors d’un périmètre très restreint de 200 m2. Adiantum meishanianum pousse seulement aux abords d’un pont suspendu situé à Meishan, près de la route transinsulaire du sud. Bien que le pont a survécu au typhon, on ne sait pas dans quel état sont les berges parce que la région est restée coupée du monde depuis Morakot. Il est donc possible que les neuf spécimens conservés au centre botanique soient les derniers restants.

Wang Yifu parle aussi de Liparis amabilis, une orchidée endémique de Taiwan qui n’avait été vue par aucun scientifique depuis sa découverte par le botaniste japonais Noriaki Fukuyama en 1938. En 2008, une orchidée trouvée dans les montagnes du nord de Taiwan était envoyée au centre. Au mois de mars suivant, elle fleurissait. A la grande surprise des experts, il s’agissait d’un exemplaire de Liparis amabilis qui fut documenté avec beaucoup d’excitation.

Sauver les plantes médicinales

Li Chia-wei souligne que les principes actifs de la grande majorité des médicaments de la pharmacopée occidentale proviennent du règne végétal, et que les plantes renferment peut-être la clé du traitement de nombreuses maladies pour l’heure incurables. L’espoir de l’humanité réside sans doute au plus profond des forêts primaires tropicales qui abritent encore des quantités de plantes dont nous ne savons rien. Sur les 300 000 espèces de plantes existant dans le monde, seulement 5 000 ont fait l’objet d’une étude pharmacologique.

Il y a environ 25 000 espèces d’orchidées dans le monde, dit encore Li Chia-wei, dont peut-être 3 000 n’ayant pas de feuilles pour la photosynthèse et poussant sous terre un peu comme des tubercules, ne faisant sortir du sol qu’une tige qui portera les fleurs au moment de la floraison. Ces orchidées saprophytes vivent en symbiose avec un champignon : celui-ci entre dans le tubercule pour en extraire des nutriments, le tubercule puisant à son tour certains nutriments dans le champignon mort.

 

Platycerium ridleyi.

Mais la déforestation et la dégradation de l’environnement ont fait reculer l’habitat de ce champignon et les orchidées qui lui doivent sa survie sont ainsi en danger. Malgré les avancées technologiques réalisées dans la culture des orchidées, on parvient rarement à cultiver des orchidées saprophytes. Gastrodia elata est l’une des rares à avoir été cultivées avec succès. Peu de gens savent que la précieuse plante médicinale qu’on trouve sous le nom de tianma [天麻] chez les herboristes est en fait le tubercule de Gastrodia elata. Les orchidées du genre Gastrodia ont de nombreuses vertus médicinales, mais pour l’heure, on ne sait cultiver et produire à grande échelle que Gastrodia elata.

Parvenir à cultiver les orchidées hors de leur habitat naturel n’est déjà pas chose facile, mais les réimplanter dans la nature après les avoir fait pousser en serre est encore moins évident, surtout pour les saprophytes.

Prenons par exemple Phaius takeoi. Jan Chen-han [鄭誠漢], un spécialiste de l’Université nationale de Taiwan, essaie d’en faire pousser depuis des années. Mais sur les 400 plants qu’il a tenté de réintroduire dans leur habitat naturel, pas un n’a survécu – peut-être, dit-il, parce qu’il n’y avait pas dans le terrain où il les avait replantés les champignons nécessaires à leur survie. En outre, ces orchidées dépendent aussi de certains insectes, rats, oiseaux et chauve-souris pour leur pollinisation. Si ces animaux disparaissent pour une raison ou une autre, la survie des orchidées n’est plus assurée.

L’avant-garde

En février 2007, une fois le coup d’envoi à la création du conservatoire botanique donné, Li Chia-wei a été invité à une conférence internationale pour les directeurs des jardins botaniques d’Asie du Sud-Est. Il a ainsi appris que le Viêt-nam, la Birmanie, le Laos et le Cambodge ne disposaient pas de jardins botaniques nationaux, et que ces pays étaient confrontés à un véritable casse-tête pour la préservation de leur patrimoine naturel du fait du manque de fonds pour financer la recherche. Li Chia-wei, qui pense que Taiwan devrait jouer un rôle plus actif dans le domaine de la collecte et de la conservation des espèces végétales, a proposé que la prochaine conférence ait lieu dans son île natale.

 

La précieuse Phaius takeoi. (AIMABLE CREDIT DE LIN WEI-MIN)

C’est effectivement ce qui s’est passé en novembre 2009, les conférenciers étant accueillis au Conservatoire botanique Cecilia Koo. Etant donné la passion des Singapouriens, des Indonésiens et des Malaisiens pour les bégonias, il a demandé à Peng Cheng-I, de l’Academia Sinica, de donner une conférence. Dans le même temps, un programme d’échange de graines a été lancé.

Durant la même conférence, Li Chia-wen a proposé d’organiser une formation sur la collecte des graines, des cours destinés principalement aux chercheurs du Sud-Est asiatique et de Taiwan. Et en octobre prochain, des experts taiwanais et étrangers seront invités à donner des conférences sur les fougères.

« La formation sur les graines aidera les pays pauvres à créer leurs propres banques de données et même des centres de conservation botanique, ce qui permettra une synergie pour les échanges de graines dans le futur et pour les efforts de transplantation. »

Li Chia-wei est lancé dans une course contre le temps pour sauver les plantes tropicales, et sous sa direction patiente et éclairée, le Conservatoire botanique Cecilia Koo est en train de devenir l’un des premiers jardins botaniques d’Asie et du monde. Mais son rêve est que toutes les plantes qu’il parvient à sauver puisse un jour retrouver leur liberté.


 

Cheirostylis rubrifolius, une orchidée qui n’existe peut-être plus que dans les serres du Conservatoire botanique Cecilia Koo. (AIMABLE CREDIT DU CONSERVATOIRE BOTANIQUE CECILIA KOO )


Un hybride de Smithiantha.


 

Adiantum meishanianum, une fougère rarissime.


 

Au Conservatoire botanique Cecilia Koo s’épanouissent plus de 800 espèces de fougères.


 

Pteris wulaiensis, une fougère endémique de .


 

Hybride de Guzmania.


 

Pyrenaria buisanensis, une plante endémique de la famille des Théacées, est en danger de disparition. (AIMABLE CREDIT DU CONSERVATOIRE BOTANIQUE CECILIA KOO)

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